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15Oct/16

Pourquoi Octobre est rose ?

En 1992, le ruban rose a été créé pour sensibiliser et attirer l’attention sur la prévention du cancer du sein. En 1993, Evelyn H. Lauder crée une Fondation pour la Recherche contre le Cancer du Sein (BCRF) pour récolter des fonds afin de faire évoluer la recherche contre la maladie.

Il devient évident qu’il faille détecter la maladie tôt pour accroître les chances de guérison et de survie. Octobre rose trouve là tout son sens. L’opération s’installe avec l’appui de Marie Claire à Paris en 1994. Aujourd’hui, cette campagne contre le cancer du sein a gagné les quatre coins du monde.

Selon l’association, Think Before You Pink, le rose, choisi par Estée Lauder en 1992 comme une couleur qui dénote la féminité, la douceur, la joie et la bonne santé. Du rose donc pour gommer l’angoisse, le vide et la douleur dans lesquelles cette maladie peut souvent plonger.

Octobre rose, c’est pour vivre, rire, sourire, se sentir belle malgré l’existence de cette maladie, même après avoir été atteint-e ou encore avoir une chance de la prendre de court par la prévention et pourquoi pas un jour terrasser ce mal pour de bon. C’est également pour aider dans la recherche contre le cancer du sein. Nos dons sont donc les bienvenus.

Il est important de porter cette sensibilisation autour de nous, inciter les femmes à faire de l’auto-palpation pour détecter toute anomalie avant qu’elle ne prenne de l’ampleur. Ceci dit, il est important de préciser que ce n’est pas la peine non plus de faire une fixation sur cette maladie. Si les femmes sont le plus touchés par le cancer du sein , n’oublions que les hommes peuvent également en souffrir.

Ci-dessus, il y a quelques indications pour bien réaliser la palpation. Néanmoins, si vous n’y arriviez pas, n’hésitez pas à le faire faire par votre gynécologue. Si des irrégularités sont observés, adressez-vous également à votre gynécologue qui vous prescrira des analyses complémentaires et vous fera réaliser une mammographie.

La mammographie est une radio qui permet d’observer la glande mammaire pour détecter toute anomalie ou tumeur ainsi que les micro-calcifications invisibles à l’échographie. À partir de 40 ans, il est indiqué de réaliser une mammographie tous les deux ans.

Aujourd’hui, le débat sur le cancer du sein inclut également la problématique du dépistage systématique qui pousserait au surdiagnostic d’après de récentes études statistiques. En effet, la profession admet que ce dépistage systématique a de nombreux inconvénients, surtout tel qu’il est pratiqué actuellement. Le débat se place alors sur le rapport bénéfices/inconvénients. Les détracteurs du dépistage systématique pensent qu’il serait préférable et plus avantageux de décider des examens nécessaires au cas par cas, selon les antécédents, etc. De toute manière, à la lumière des dernières années, la prévention peut et doit s’améliorer.

Akimi

05Oct/16

Pour la bonne cause

Le mois d’Octobre appelle à mener un célèbre combat commun, une lutte à ajouter à toutes nos luttes quotidiennes. Plus que tous les autres mois, octobre est dédié à la communication sur le dépistage du cancer du sein à travers divers événements comme les courses, les campagnes de sensibilisations etc. On a beau dire que cette communication ne présente pas dans les médias un débat contradictoire sur le dépistage ni sur les moyens utilisés. Mais ne nous y trompons pas, Octobre rose sauve des vies. Et pour chaque vie sauvée, cette opération vaut mille fois le coût.

La tour Eiffel aux couleurs d’Octobre rose.

Cependant, si vous trouvez cette cause trop morose, ne l’épousez pas. Après tout, une cause est un choix. Que ce soit une cause commune ou une cause personnelle, il faut toujours s’assurer d’avoir sondé certains points avant de nous y lancer. Ne suivons pas parce que c’est la cause du moment au risque d’être des coureurs de cause sans conviction profonde et donc des personnes manipulables à souhait.

Décidons de notre combat, quel qu’il soit, en toute connaissance de cause. Tout d’abord, on doit cerner nos propres besoins et nos motivations pour savoir quelle cause épouser. Ensuite, il faut absolument choisir une cause conforme à nos valeurs, en ce en quoi nous croyons. Il faut être également honnête envers nous-même. Épousons-nous telle ou telle cause par opportunisme ou par convictions personnelles ?

Effet de l’automne à Argenteuil – Claude Monet – 1873.

Par ailleurs, il faut enquêter sur la cause elle-même, en saisir le sens, en évaluer le sérieux et parfois connaître aussi les motivations réelles des porteurs de la cause. Maîtriser les enjeux de la cause nous évitera de nous faire poissonnier la veille de Pâques. Si jusque là, nous trouvons qu’elle en vaut la peine, encore faut-il discerner les besoins de la cause pour savoir ce que nous pouvons y apporter afin d’y ajuster notre contribution ou notre adhésion. Finalement, il faut savoir poser le cadre et les limites de notre investissement pour une cause.

Toutes ces étapes devraient nous permettre de ne pas choisir nos causes à la légère et ne pas avoir à épouser une cause et son contraire : écolo un jour et climato-sceptique le lendemain. Y a des combats qui demandent plus d’engagements de notre part. Être végan par exemple ne doit pas être un choix adopté pour convenir à une mode mais un choix personnel mûri sinon que de frustrations. Ah oui, une petite précision, si une cause choisie nous apporte plus de frustrations que d’épanouissement, déposons les armes !

MM